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Budget 2009

Fonctionnement maîtrisé, investissements préservés, impôts stabilisés

samedi 28.03.2009, 04:51La Voix du Nord

Trois choses essentielles sont à retenir concernant ce budget : – le taux des trois taxes locales reste inchangé pour la sixième année, soit 20,69 % pour la taxe d’habitation, 16,68 % pour le foncier bâti et 53,58 % pour les propriétés non bâties – les dépenses consacrées à l’investissement (2,9 M E) seront supérieures cette année à la moyenne habituelle (2 M E), grâce à un versement important du FCTVA (1). Cela permettra la réalisation d’un des équipements majeurs du programme de Luc Monnet et de son équipe : le réaménagement complet de l’espace sportif du château Baratte avec un nouveau terrain de sport – l’opposition de gauche n’a pas voté contre le budget mais s’est abstenue.

L’adjoint aux finances, Pierre Bailleux, a comme chaque fois dressé les grandes lignes de ce budget en combinant concision et précision à l’aide de documents projetés.

On retrouve les grands équilibres habituels soit, en fonctionnement (4,3 M E), une bonne moitié des dépenses consacrée aux frais de personnel, en hausse de 3,4 %. Les charges de gestion augmentent aussi ainsi que les frais financiers. Si l’on regarde en parallèle les recettes de fonctionnement, la conjugaison de plusieurs facteurs – baisse des droits de mutation (2), baisse de la Dotation globale (État), stabilité des impôts – fait dire à l’adjoint que «  l’évolution n’est pas favorable ». Principale conséquence, la barre symbolique de 1 MF pour l’autofinancement, escomptée un moment, ne sera pas atteinte même si on note une évolution favorable d’une année à l’autre.

L’opposition, comme elle le précise dans un document intitulé « Des propositions fortes et constructives pour le budget communal 2009  », distribué jeudi, avait d’autres priorités à inscrire au budget, en matière de développement durable (cantine bio, suppression de l’éclairage public la nuit…) ou d’équipement (installer une médiathèque à l’ancienne perception) mais ne s’y est pas opposée, approuvant, a dit Daniel Herbain, un certain nombre de dispositions.

À propos de l’investissement principal de l’année, le terrain de sport, il a cependant déploré que la fédération de football se montre si pingre dans son aide après avoir imposé ses exigences en matière de normes et d’équipements.

Plus généralement, la séance de jeudi a été d’une bonne tenue, comme l’a souligné le maire à la fin des débats. Certes, il a bien dû quelquefois couper court aux prises de paroles digressives du leader de l’opposition, emporté dans son élan oratoire. Mais sans animosité particulière.

Les autres dossiers

Commerce.- La commune demande une subvention de 53 000 E au FISAC (Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce) pour la création d’un parking rue Neuve et la création d’une voie de circulation entre la rue d’Orchies et le parking de la rue d’Anchin.

L’opposition désapprouve le premier projet («  emplacement étriqué ») mais est favorable à l’autre.

Circulation.- Une convention est passée avec le conseil général pour la pose de plateaux surélevés rue de Nomain.

Trésorerie.- Une convention est passée avec le TPG (Trésorier- payeur-général) du Nord pour le transfert de la trésorerie au château Baratte.

> (1) Le fonds de compensation pour la TVA (FCTVA) a pour objet la compensation par l’État aux collectivités locales de la TVA acquittée sur leurs investissements.

(2) Taxe payée par les acheteurs d’un bien immobilier ancien au profit des collectivités locales.

Le projet du groupe scolaire Ferry-Lequin au coeur des débats du conseil municipal

samedi 14.02.2009, 04:53La Voix du Nord

 Le futur pôle scolaire sera situé autour de Mme-Lequin. Les locaux actuels serviront de garderie.

Partenariat avec le privé ou chantier strictement public ? Le mode de financement du groupe scolaire, fusion de Jules-Ferry et de la maternelle Madame-Lequin, a cristallisé les débats sur le budget jeudi soir. Investir, quitte à s’endetter sur 35 ans, ou différer pour cause de crise, telle est la question… que l’opposition veut voir trancher par un référendum.

 

Le projet du groupe scolaire Ferry-Lequin au coeur des débats du conseil municipal dans Voix du Nord

À Templeuve, l’opposition, menée jeudi soir par un Daniel Herbain en verve, prend son rôle au sérieux. Il aurait bien monopolisé la moitié du temps de parole, sans la présentation du débat d’orientations budgétaires. Opposition, obstruction, difficile de démêler le bon grain de l’ivraie. Le sujet phare, la construction du groupe scolaire, aurait pourtant dû mettre tout le monde d’accord : il figurait dans les programmes électoraux des deux listes, l’an dernier. C’était sans compter sur la crise… La majorité municipale, entend mener son projet à bien malgré la morosité économique. Et sans rogner sur d’autres projets, comme la réfection de la salle de sport, de la façade de l’église Saint-Martin… La clé de la liberté financière ? «  Un partenariat public-privé », préconise Pierre Bailleux, l’adjoint aux finances. Avantages : de l’étude à l’entretien des locaux, en passant par la construction, c’est un promoteur privé qui paie. la commune lui paye un loyer. Inconvénient : un coût global plus élevé. Mais à court terme, c’est intéressant : «  Le temps de l’étude et de la construction, la capacité à investir de la commune reste intacte, à environ 1,4 M E », pointe Pierre Bailleux.

Daniel Herbain,  bondit sur d’autres chiffres. «  Le projet avoisine les 6 M E. Par une maîtrise publique, on en arrive à 9,3 M E coût de la dette compris, pour 14,3 M E avec un partenariat public-privé », dénonce-t-il.

Pierre Bailleux acquiesce. Ses simulations montrent qu’avec un PPP, la commune verserait un loyer de 366 000 E par an pendant 35 ans. Avec un financement en main-d’oeuvre publique, le remboursement serait de 575 000 E sur 15 ans. Une politique «  d’après moi le déluge », invective Daniel Herbain. L’élu réclame un « référendum » auprès des Templeuvois, appelle à différer le groupe scolaire et brocarde : «  Vous achetez la possibilité d’investir ailleurs, pour vos promesses électorales ». Luc Monnet, le maire, répond par l’affirmative : «  Le PPP est le seul moyen de réaliser des travaux d’envergure, car je ne me sens pas le droit moral, en ce moment, d’augmenter les impôts ». Et de rappeler que c’est ce même portage financier qui a permis de concrétiser le projet de gendarmerie à Templeuve et qui sert au Grand stade, à Villeneuve-d’Ascq. Mais là, l’exemplarité est plus difficile à défendre…

BRÈVES DE CONSEIL

samedi 14.02.2009, 04:53La Voix du Nord

• – Débat d’orientations budgétaires.

Un autofinancement encore insuffisant, un endettement raisonnable : ce sont les grandes tendances mises en lumière par le brillant exposé de l’adjoint aux finances. Si le PPP pour le groupe scolaire a été largement débattu (voir ci-dessus), il a été question d’un nouveau dispositif d’État pour doper l’investissement. La TVA est désormais remboursée dans un délai, non plus de deux, mais d’un an.

OAS_AD(‘Position1′);BRÈVES DE CONSEIL dans Voix du Nord

Avec possibilité, dès cette année, de récupérer deux ans de TVA. Mais il faut que la commune investisse au moins 1,7 M E. Par contre, pour l’autre grande section du budget, le fonctionnement (personnel communal, entretien des locaux…), les robinets se ferment : l’État rogne sur les dotations globales et le calme du marché fait chuter le volume des taxes sur les cessions immobilières. Et le climat de crise n’incite pas à augmenter les impôts.

- Agrandissement de la salle des sports.

L’adjoint aux sports, Daniel Menue, a fait voter une demande de subventions pour l’agrandissement de la salle de basket. « Templeuve mérite mieux qu’une extension », peste Daniel Herbain, pour l’opposition, qui réclame une « salle qui soit vraiment omnisports ».

- Contentieux commune-ancien adjoint.

Le tribunal administratif a tranché : le 3 avril 2008, il a annulé la préemption de la commune sur le terrain de la SCI Protim. En fait, le gérant de cette société civile immobilière n’est autre que Dominique Robinet, ancien adjoint à l’urbanisme, démis de ses fonctions lors du précédent mandat de Luc Monnet. Le maire avait préempté son terrain pour le vendre au groupe Hainaut immobilier, de façon à bâtir des logements sociaux. Mais le contentieux entre le maire et son adjoint en a tant reculé la construction qu’elle n’est plus à l’ordre du jour. Le terrain, toujours propriété de la mairie, (Dominique Robinet ne demande pas l’annulation de la vente) va constituer un passage vers un parking rue d’Orchies. Les élus ont voté la réparation du préjudice à l’ancien adjoint : 6 000 E, entraînant l’ire de Daniel Herbain : « À cause de mauvaises relations entre le maire et son ancien adjoint, c’est le contribuable templeuvois qui paie ».

Quel avenir pour les cinémas ?

Bernard Fatras sur le départ : quel avenir pour les cinémas ?
dimanche 30.11.2008, 05:02 – La Voix du Nord

Bernard Fatras exploite le Modern depuis 17ans et l’Olympia depuis 11ans, sans compter son temps.
Les cinémas de Templeuve font partie du paysage et les habitants y sont très attachés. L’exploitant, Bernard Fatras, épuisé, s’apprête à jeter l’éponge. « Quid » de la pérennité des deux salles ?
PAR JEAN-MARIE GUICHARD

Il l’avait annoncé à maintes reprises, dans des moments de fatigue et de déprime : « Je vais arrêter ! » Et puis, la passion reprenant toujours le dessus, M. Fatras avait continué à faire tourner les cinémas, véritable homme-orchestre s’occupant à la fois de la programmation, de la gestion, du transport des copies, de l’accueil, etc. Cette fois pourtant, la décision semble irrévocable : « J’ai 58 ans, des ennuis de santé et je ne peux plus travailler cent heures par semaines… ». L’échéance est fixée au 31 décembre.
Les Templeuvois, ainsi que de nombreux Pévélois, ont entendu les rumeurs et s’interrogent. Peut-on les rassurer ? Ce qui est sûr, c’est que M. Fatras ne veut pas voir 17 ans d’efforts réduits à néant du jour au lendemain : « Le cinéma, dans une petite commune, c’est du lien social, de l’animation, des scolaires qui viennent en groupe… » Des déclarations auxquelles fait écho le président de la communauté de communes : « Nos enquêtes le montrent, explique Luc Monnet, par ailleurs maire de Templeuve, le cinéma arrive en tête des centres d’intérêt de la population ».
Où est le problème, alors, puisque la CCPP est prête à tout faire pour garantir la survie des cinémas. ? C’est M. Fatras qui le pointe : « Est-ce qu’un privé aura la volonté d’en faire autant que j’ai fait ? Ne cherchera-t-il pas seulement des bénéfices rapides ? Si ça se passe comme ça, je préfère saborder les cinémas… » La question a déjà fait l’objet de différentes réunions et pourparlers et deux hypothèses se dégagent. Dans un premier cas, M. Fatras négocie directement, pour la revente de son fonds de commerce (1), avec un autre exploitant privé. Par exemple son ancien associé, Alexandre Moquet, qui gère des salles de cinémas à Hazebrouck et qui réfléchit. Avec le « risque », évoqué ci-dessus, que cela ne débouche sur une autre « politique » d’exploitation.
Deuxième cas de figure, M. Fatras fait affaire avec la CCPP, une solution qui semble avoir sa préférence. La communauté est prête, dans ce cas, à créer une délégation de service public et à soutenir les cinémas. Le hic, explique M. Fatras, c’est le délai requis pour officialiser la reprise : « Il faut compter six à huit mois, d’après ce qu’on m’a dit à la CCPP et moi je veux arrêter avant. Il faudrait trouver une solution transitoire… » L’autre question à régler concerne le coût de la transaction, évidemment. « Nous sommes disposés à racheter aux alentours de 350 000 E, soit l’estimation des Domaines, signale Luc Monnet, mais la loi nous interdit de trop nous écarter de ce chiffre ».
M. Fatras en veut plus, estimant que le coût des travaux et investissements divers consentis pour moderniser et entretenir les cinémas depuis 17 ans (« plus de 100 000 E ») doit être pris en compte.
Telle est la situation à ce jour, sachant encore que M. Fatras, qui connaît bien le maire de Templeuve, est ouvert à la discussion pour trouver un terrain d’entente. Le cas échéant, il accepterait de rempiler pour deux ou trois mois, mais pas plus, afin d’éviter une interruption de l’activité des cinémas.
Affaire à suivre. •
> (1) C’est la commune de Templeuve qui est propriétaire des murs du Modern. L’Olympia, plus récent – il a ouvert en 1997- appartient à une habitante de la commune.

ZAC – article voix du nord

 La ZAC des Terres d’Anchin a fait longuement parler d’elle au conseil municipal

samedi 01.11.2008 – La Voix du Nord 

       Jeudi soir, le conseil municipal s’est réuni autour d’un ordre du jour ne comptant que six délibérations. Une très longue suite d’interventions autour du projet de nouveaux lotissements a permis de prolonger les débats pendant plus de deux heures et demie.

 Contre toute attente, l’opposition a tiré sa première cartouche dès l’examen de la première délibération. Il ne s’agissait pourtant que de la très rituelle « indemnité de conseil allouée aux comptables du Trésor chargés des fonctions de receveurs des communes et des établissements publics locaux », une délibération votée chaque année par les 36 000 communes de France. En d’autres termes, 803,19 euros bruts pour le percepteur de Templeuve.

Daniel Herbain, au nom du groupe d’opposition Initiatives Citoyennes, a estimé que « c’est dans les attributions du percepteur ». Il serait donc inutile de lui attribuer cette indemnité supplémentaire. Cette délibération a quand même été adoptée, malgré les six voix contre (cinq présents) de l’opposition.

Le texte suivant n’a pas, non plus, réuni l’approbation de tous les conseillers. Devant un public fourni, une petite quarantaine de personnes, la majorité, par la voix du maire, Luc Monnet, et l’opposition, toujours représentée par Daniel Herbain, se sont affrontées sur la question du plan local d’urbanisme.

M. Monnet a rappelé que la définition du plan avait été entamée en décembre 2001. Et, à l’issue du conseil, il ne cachait pas sa satisfaction de voir ce PLU enfin adopté : « Ça va permettre de débloquer quelques gros dossiers. » Mais avant cette approbation, les débats ont parfois été assez vifs. Le maire a expliqué que l’ambition était de stabiliser la population de la commune à 6 000 habitants. Cette ambition justifie des projets de constructions, « pour maintenir les effectifs dans les écoles malgré l’érosion de la population ». Après avoir souligné le « besoin de mixité en matière de logement », Luc Monnet a précisé que l’équipe en charge du dossier avait « intégré qu’il fallait concentrer l’habitat dans le bourg et pas dans les hameaux ».

Les projets d’aménagement, a-t-il encore ajouté, devront favoriser la liaison avec la gare. Car, s’il n’ignore pas que de nombreux nouveaux habitants iront travailler dans la métropole, l’élu espère permettre aux Templeuvois de ne posséder qu’une voiture par foyer.

Enfin, M. Monnet a rappelé la vocation agricole de la cité : « 70 % du territoire sont consacrés à l’activité agricole. L’urbanisation va rogner un peu mais Templeuve doit rester une commune agricole ». M. Herbain a une lecture très différente du dossier. Sur la forme, il estime que la préparation de ce PLU a profondément changé en octobre 2007, quand l’adjoint à l’urbanisme d’alors a été évincé. L’opposant a accusé le maire d’avoir repris le dossier en main, avec le cabinet d’étude et le responsable du centre commercial local.

Car là est l’opposition de fond de M. Herbain : « Contrairement au plan d’occupation des sol ou au projet de PLU jusqu’en 2007, celui-ci permet l’agrandissement du centre commercial auquel nous sommes opposés ! ». Initiatives Citoyennes a donc voté contre ce PLU et s’est « réservé le droit d’interpeller le préfet » à propos de sa légalité. « Vous rendrez compte devant la population » a simplement répondu le maire.

Ce débat s’est prolongé avec l’étude de la ZAC (zone d’aménagement concerté) des Terres d’Anchin. L’opposition a présenté un projet alternatif d’implantation mais le maire a été clair : « Il n’est pas question pour nous de revenir sur le périmètre de ce projet. Si les électeurs nous ont fait confiance, c’est aussi parce qu’ils croient dans ce projet. » La querelle s’est essentiellement concentrée sur l’apport de population nouvelle qui résultera de la construction envisagée de 384 logements. Pour la majorité, et particulièrement pour Sophie Moreau, qui anime la commission d’urbanisme, il s’agit seulement de maintenir le nombre d’habitants. Pour les opposants, ces constructions vont amener environ un millier d’habitants. Les deux camps sont restés sur leurs positions et la majorité a adopté la délibération.

ZAC – Article Voix du Nord – 05 octobre 2008

Débat sur la circulation autour de la future ZAC des Terres d’Anchin

Le projet de ZAC des Terres d’Anchin, porté par la municipalité, a été retoqué par le préfet cet été. Une nouvelle réflexion est en cours. Les Templeuvois ont été invités à donner leur avis lors de deux réunions publiques. La dernière a eu lieu jeudi soir

La ZAC, mode d’emploi.- Afin de maîtriser le développement de la commune, tout en préservant son âme de village, une zone d’aménagement concerté (ZAC) est à l’étude. Elle s’étendrait sur une vingtaine d’hectares entre le terrain d’Anchin, la rue du Maresquel, la carrière Saint-Joseph, le chemin des Bonniers et la rue des Moulins. On y trouverait environ 300 logements de différents types ainsi que des commerces, le tout dans un environnement paysager préservé.

Pourquoi le préfet a dit non.

- Il a demandé à la municipalité de compléter son étude sur plusieurs points : les déplacements (quel impact aura l’arrivée de nouveaux habitants… donc de nouveaux véhicules dans la commune) ?) et les risques d’inondations. La procédure doit donc reprendre du début, afin de désigner un aménageur.

La circulation : le point noir.

- Le maire, Luc Monnet, a demandé une enquête de circulation : rue de Roubaix, l’un des axes principaux, on compte 4 320 véhicules par jour. Rue de la Grande Campagne, le chiffre monte à 5 689. «  À Sainghin-en-Mélantois, on en recense 16 000 », précise l’élu.

Actuellement, les carrefours les plus chargés aux heures de pointe sont, sans surprise, ceux de la gare et des rues Demesnay/de la Quièze. Pour y remédier, une installation de feux tricolores à la gare est en cours de réflexion, tandis qu’un rond-point pourrait voir le jour de l’autre côté, «  selon la place dont on dispose », note M. Monnet.

Une récente étude de la communauté urbaine de Lille compte, en moyenne, 1,6 véhicule par nouvelle habitation. Soit, dans le cas de la ZAC, environ 500 autos supplémentaires dans le village chaque jour. Beaucoup de riverains s’inquiètent de voir arriver autant de voitures dans des rues déjà bien chargées et qui, techniquement, ne peuvent pas être élargies… > Les avis contraires.- Si Jean Degardin, membre de l’association Vie et environnement à Templeuve et de la fédération régionale Nord nature environnement, attend de voir un projet officiel avant de se prononcer, il aimerait néanmoins qu’un groupe de travail comprenant des élus, des entreprises, des particuliers, associations, agriculteurs…, soit associé aux discussions lors de l’élaboration de la ZAC.

De leur côté, Jean-Marc Laurent, conseiller municipal d’opposition et Max Baudry, réunis dans l’association Initiatives citoyennes, ne voient pas la nouvelle zone d’un bon oeil. Selon eux, cette opération est trop importante en terme d’impact sur la commune. Elle supprimera, en outre, le terrain d’Anchin, poumon vert du village. Ils proposent une autre zone aménageable de huit hectares, du côté de la Campagnette et de la Braille, dont les voiries déboucheraient plus facilement sur les grands axes menant à l’autoroute et à Villeneuve-d’Ascq.

La réponse du maire.

- « Nous avançons sur un projet qui nous a demandé des centaines d’heures de travail, indique Luc Monnet. Pour soulager la circulation, nous allons créer une voie parallèle à l’axe principal des rues Deroubaix-Demesnay, ce n’est pas le cas sur les autres projets. J’ai cependant demandé à un urbaniste de se pencher sur l’idée de M. Laurent et son équipe pour en voir les conséquences. Nous pourrons en débattre. Lors du conseil municipal du 16 octobre, nous allons approuver le dossier de création de la ZAC et son périmètre . Ensuite, il faudra recruter un aménageur, puis il faudra définir les programmes d’habitat. Durant tout ce temps, il y aura des périodes d’échanges et de réflexion. » •

Place de-Gaulle – Article Voix du Nord – 30 juin 2008

Place de Gaulle : sous les jolis pavés, la grogne des commerçants

La place de Templeuve « new look » a été inauguré samedi 28 juin en fanfare par le gratin de la République. Si personne ne conteste l’esthétisme de la pierre naturelle, certains commerçants alentour ont baissé le rideau ou affiché leur mécontentement.

On se serait cru à la fin du XIX siècle. A part que ces messieurs le sous-préfet, le député, le vice-président du conseil général ou le maire ne portaient pas les bacchantes. Mais les anciens combattants, l’harmonie municipale et la garden party dans le jardin du presbytère : rien ne manquait à l’image d’Epinal de cette commune rurale « à l’âme d’un village et aux atouts d’une ville« , le slogan cher au maire.

Luc Monnet n’a pas peur d’évoquer la fin d’une « opération à coeur ouvert » du centre de Templeuve. Il est vrai que l’édile a porté le projet contre vents et marées. Contre les commerçants qui pestaient contre les longs mois de travaux, débutés en mars 2007. Contre l’opposition qui stigmatisait le manque de stationnement et le gouffre financier de la réfection. Total aujourd’hui : « 2 millions d’euros, dont 54% financés par des subventions de l’état et du conseil général« , se réjouit le maire !!! Un ensemble « rendu aux piétons et aux vélos » et qui donne du cachet au coeur du bourg. (!!! ) La route, les trottoirs, les plots : tout a été réalisé « en pierre naturelle de la région« . Côté esthétisme, c’est le consensus.

Côté politique, c’est autre chose. Plusieurs commerçants ont affiché leur mécontentement sur la façade, samedi matin. Sur celle du fleuriste Eclat de Vert, celle du marchand des Quatre Saisons, quelques mots doux-amers : « Pour la délocalisation des commerces du centre ville… pour le grand centre commercial, c’est en bonne voie« . Le fleuriste a baissé le rideau devant les huiles, toute la matinée. A la Bascule, le café-traiteur-PMU, Juliette Heddebaut n’a fermé qu’une heure, mais elle est furieuse : « Pendant les neufs mois de travaux, mon chiffre d’affaire a chuté de 24 000 euros. Sans aucune indemnité. La mairie ne m’a rien commandé pour son cocktail du jour. Et maintenant, les voitures tampons de la place empêchent mes clients de se garer, ils vont donc manger ailleurs« .

Nombre de commerçants dénoncent les « voitures ventouses » des salariés du centre qui abandonnent leur véhicule la journée… là où, normalement, le stationnement est limité à 1h30. « Nous avons eu une réunion vendredi soir, avec deux élus. Ils ont évoqué la création d’une zone bleue, relate Philippe Dutriaux, gérant de Pistache.

D’autres résidants brocardent le bruit engendré par ces nouveaux pavés, et leur aspect irrégulier : « Les vieilles personnes tombent facilement« , insiste une passante. Un autre pointe du doigt les plots trop bas et leur ravages sur les voitures. Les pavés de la place sont devenus un cheval de bataille.

Marie Vandekerkhove

Leclerc – Article Voix du Nord – 6 juin 2008

L’EXTENSION DE L’HYPERMARCHE STOPPEE PAR LILLE « POUR PRESERVER LA CONCURENCE »

Après le vote négatif de la CDEC (Commission départementale d’équipement commercial), mardi à Lille, le directeur du supermarché Leclerc, déçu, se retrouve au point de départ d’un projet d’extension élaboré depuis de nombreux mois.

Bernard Pocher, interrogé hier matin, avait passé une mauvaise nuit : »Je n’en ai pas encore parlé au personnel et aux clients, ils vont être surpris eux aussi« . Si l’opposition traditionnelle de la chambre de commerce et de la chambre des métiers à ce type d’autorisation n’a pas vraiment surpris le commerçant, le vote négatif du représentant de la ville de Lille – membre de la commission en tant que commune principale de l’arrondissement concerné – est vraiment mal passé.

« Qu’est-ce que cela peut leur faire qu’on s’agrandisse ? Nous ne concurençons pas les boutiques du centre de Lille ! En revanche, les clients ne trouvant pas satisfaction chez nous dans les conditions actuelles risquent d’aller faire leur courses à V2, à Seclin ou ailleurs. Je croyais qu’il fallait limiter l’usage de la voiture! ».

« C’est énorme ! »

pour M Pocher, qui parle aussi des quarante emplois à la clé, le projet avait donné satisfaction aux principaux acteurs de la ville de Templeuve, à commencer par la municipalité (nota : sauf l’opposition) qui avait donné lors du dernier conseil municipal. Luc Monnet, le mairer avait défendu cet agrandissement, affirmant que la présence de l’hypermarché au sein du bourg ne faisait pas de tort au petit commerce, mais au contraire, contribuait à ramener des clients dans le centre ville ( nota : d’où que l’on vienne il est inconcevable pour une personne de passer par le centre ville pour se rendre à l’hypermarché !). Jacques Mutez, « l’homme par qui le scandale arrive », ne regrette en rien sa position et développe trois arguments. D’abord, explique t-il, personne n’a sollicité la ville ded Lille avant la réunion de la commission : « On aurait pu nous présenter le projet de façon à ce qu’on puisse l’étudier, en discuter … » Mais ce point n’est pas déterminant, continue l’élu radical, »par contre, l’importance de l’agrandissement – 55 % – m’a paru énorme. »

Pour le délégué lillois, cette extension met à mal la concurrence dans le secteur, ce qui est contraire aux principes de la loi LME défendue par le gouvernement actuel et les tenants d’une économie de marché régulée, comme les radicaux justement. L’élu lillois ne pense pas que le monopole d’une enseigne – « tous les magasins de la galerie marchande sont estampillés Leclerc », rappelle t-il – contribue à faire baisser les prix. Il s’inquiète aussi du sort des supermachés d’Orchies, de Pont-à-Marcq, de Seclin… « Ce n’est pas si loin de Templeuve ! De plus, ce dossier a été mal ficelé et je n’ai pas aimé certains des arguments évoqués« . Une allusion au rachat par M Pocher du Leclerc de Lille-Fives, menacé de faillite. « Je  contribue à préserver le tissu social dans un quartier« , plaide en effet le commerçant. « Ca n’a rien à voir avec le dossier de Templeuve, répond Jacques Mutez. Moi je raisonne en élu responsable et je ne m’occupe pas de marchandage … »

J.-M. G.

Leclerc – Article Voix du Nord – 26 avril 2008

Le dossier de l’agrandissement du Leclerc de Templeuve a été déposé à la Préfecture

Depuis le temps qu’on en parle, le futur agrandissement de l’hypermarché Leclerc de Templeuve a pris des allures d’Arlésienne. Mais les choses bougent en coulisse : un dossier d’extension a officiellement été déposé à la Préfecture.

Une demande a été adressée à la commission départementale d’équipement commercial. Sa copie a été transmise au maire jeudi. Cette demande reprend les grandes lignes du projet des responsables de l’hypermarché : une extension de 1500 m² de la surface commerciale, avec notamment, un agrandissement de la galerie marchande.

Actuellement, face aux caisses on trouve un pressing, un clé-minute, un salon de coiffure, une agence de voyage et un magasin de jeans. Le projet prévoit d’y ajouter une parapharmacie, un fleuriste, un magasin d’optique et une presse. L’extension se ferait par l’arrière de l’hypermarché, où des maisons ont été achetées dans ce but.

« Le dossier devrait passer début juin à la préfecture, explique le maire, Luc Monnet. Je serai invité à donner mon avis à ce moment là. Mais je dis depuis le début, je validerai le projet uniquement avec l’accord du conseil municipal. Nous allons donc en discuter, notamment autour de ce qui est prévu dans la galerie marchande« . La prochaine réunion du conseil est prévue le 07 mai. Le sujet pourrait être mis à l’ordre du jour.  C.B.

 

Article Voix du Nord

Templeuve : l’adjoint à l’urbanisme s’explique et démissionne du conseil municipal [Le 21/10/07 à 11:02] 
Un article paru dans le journal La Voix du Nord évoquait le conflit entre l’adjoint à l’urbanisme et le maire qui a amené ce dernier à retirer sa délégation à M. Robinet. L’article exposait les raisons de Luc Monnet. Nous avons reçu un courrier de M. Robinet. En voici l’essentiel. 

Au sujet du PLU : « L’essentiel du développement est prévu dans une zone comprise entre la rue Grande-Campagne et la rue de Lille, avec pour objectif de décongestionner le centre ville. Cette zone de 22 ha est en cours d’étude (zone d’aménagement concerté). Cette ZAC étant une zone stratégique pour Templeuve, et la commune étant en révision de PLU, j’ai toujours considéré que la ZAC et le PLU devaient être étudiés en même temps, pour que les solutions proposées soient cohérentes entre elles et pour que les Templeuvois aient une vue d’ensemble de l’avenir de leur village. Je l’ai demandé maintes fois au maire, en vain. » M. Robinet parle ensuite de l’extension du centre Leclerc, projet qui, vu son importance, aurait dû être « pris en compte dans le PLU, alors que le magasin est implanté sur une zone du PLU. Arrêter le PLU… sans tenir compte du projet de la ZAC ni celui de l’agrandissement du Leclerc ne me paraît pas aller dans le sens de l’intérêt général, de la logique et de la transparence. Je me suis donc abstenu lors du vote du projet de PLU ».  Au sujet du terrain : « A titre privé, je me suis porté acquéreur d’un terrain rue d’Orchies… Le maire a fait usage de son droit de préemption, dans une forme dont les manquements graves relèvent du tribunal administratif. En tant qu’acquéreur évincé, je m’étonne de cette préemption. En effet, en matière de logement social, il n’y avait nullement besoin de préempter ce terrain situé en zone U (urbaine). En effet, une zone AU (à urbaniser), dont le prix au M² est 6/7 fois moins élevé, mitoyenne au terrain concerné, est prévue avec une obligation d’observer une mixité sociale de l’habitat. En tant qu’élu, je ne suis jamais intervenu sur cette question. Aussi, je déplore l’exploitation politique de cette affaire privée ». Concertation : « La délibération du conseil municipal (31 mai) concernant le lancement de la concertation préalable à la ZAC, stipule que “… les habitants, associations et personnes concernées doivent être associés pendant toute la durée de l’élaboration du projet… “Un projet d’aménagement de la ZAC a été présenté aux élus. À deux mois de l’échéance annoncée (décembre 2007), aucun comité de pilotage, ni comité de concertation, ni association, ni commission, pas même d’urbanisme n’ont été associés à l’élaboration de ce projet primordial Aucun document n’est disponible, même pour les élus ». Conclusion : « Je suis attaché à la transparence sans compromission, au respect du droit, à la liberté d’expression et de vote. Il y a des divergences en matière de concertation, surtout à propos de l’extension de Leclerc, défendue par le maire. Dans ce contexte, je présente ma démission du conseil municipal ».  

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